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 Clermont Couillard – À propos

Très tôt dans ma vie, quelque chose m’a donné le sentiment que l’existence ne serait pas un simple passage tranquille. Bien avant de pouvoir mettre des mots sur ce que je vivais, le corps a été confronté à la fragilité, à l’intensité, à la souffrance. La naissance elle-même s’est inscrite dans cette réalité, comme une première expérience marquante, laissant une empreinte

profonde, même si la mémoire consciente n’en gardait aucune image.

Les premières années m’ont lentement ouvert la perception du monde : les voix, les mouvements, la présence des autres. Puis, très jeune, un événement est venu bouleverser cet équilibre naissant. La mort est entrée dans ma vie sans détour, non comme une idée abstraite, mais comme une réalité brutale et immédiate. Le décès de mon frère a laissé une trace silencieuse, intérieure, difficile à comprendre à cet âge, mais impossible à ignorer. À partir de là, quelque chose s’est inscrit. Une information s’est déposée.

En grandissant au sein d’une famille marquée par plusieurs deuils, la confrontation à la mort est devenue récurrente. Ces moments ont éveillé très tôt un questionnement intérieur : pourquoi la souffrance, pourquoi la perte, pourquoi ce sentiment que quelque chose d’essentiel échappe à la compréhension ordinaire. Ces questions n’étaient pas encore formulées clairement, mais elles travaillaient en profondeur.

L’enfance et l’adolescence ont aussi été ponctuées d’états intérieurs singuliers. À la suite d’interventions médicales importantes et de périodes de vulnérabilité intenses, des perceptions inhabituelles ont émergé : sensations de temps suspendu, compréhensions spontanées, intuitions qui semblaient surgir sans apprentissage préalable. À douze ans, certaines évidences sur la vie, la continuité de l’existence et le sens de l’expérience humaine s’imposaient naturellement, comme si elles avaient toujours été là.

Très jeune également, une distance intérieure s’est installée face aux cadres religieux traditionnels. L’idée d’un Dieu présent partout, vivant, accessible directement, prenait plus de place que les structures imposées. Ce regard, parfois dérangeant pour l’entourage, révélait déjà une sensibilité à la liberté intérieure et à l’expérience directe plutôt qu’à la croyance transmise.

L’adolescence a ensuite été marquée par une grande traversée émotionnelle. Une peine d’amour profonde a ouvert une période de repli, de dépression et d’introspection qui a duré plusieurs années. Cette expérience, difficile et parfois écrasante, a aussi façonné l’humilité, la compassion et une compréhension intime de la fragilité humaine. Elle a permis de ressentir de l’intérieur ce que vivent tant de personnes sans toujours pouvoir le dire.

La musique est alors devenue un espace d’expression essentiel. Très jeune, elle a permis de transmettre, de ressentir, de donner forme à des états intérieurs complexes. À travers elle, s’est dessinée peu à peu une compréhension plus fine de la différence entre l’amour et le sentiment, entre ce qui relie profondément et ce qui dépend des attentes et des manques. Cette compréhension, issue de l’expérience vécue, a trouvé écho chez de nombreuses personnes rencontrées sur ce chemin.

La vie adulte s’est poursuivie dans une alternance d’intensité, de fragilité et de recherche intérieure. Les périodes de stress, d’angoisse, de fatigue profonde ont parfois conduit à des hospitalisations, mais elles ont aussi été le théâtre de nouvelles perceptions intérieures. Des informations semblaient émerger, non sous forme de concepts, mais comme des évidences silencieuses, difficiles à traduire, mais persistantes.

À travers tout cela, une certitude demeurait : rien n’était gratuit. Chaque expérience portait un sens, même si celui-ci restait longtemps voilé. Cette conviction a conduit à explorer de nombreuses approches liées au corps, à l’émotion et à la conscience. Non par accumulation de techniques, mais par besoin de comprendre ce qui, chez l’être humain, donne naissance à la souffrance, à la séparation intérieure, au combat contre soi-même.

Avec le temps, une compréhension s’est installée. La quête extérieure a laissé place à une reconnaissance intérieure. Les expériences vécues depuis l’enfance, la douleur, les états altérés, les intuitions précoces, les confrontations avec la mort, l’amour, la peur, formaient un tout cohérent. Elles n’étaient pas des détours, mais le terrain même de ce qui devait être vu.

Ce chemin a naturellement conduit à l’écriture. Non comme un projet intellectuel, mais comme une nécessité. Trop d’informations accumulées par l’expérience demandaient à être mises en mots. Ce qui est partagé aujourd’hui est issu de l’observation directe de l’expérience humaine, vécue de l’intérieur, sans adhésion à une doctrine ou à un courant particulier.

Si certaines de ces lignes résonnent, c’est peut-être parce qu’elles touchent quelque chose de déjà connu, mais rarement formulé. Un vécu commun, souvent enfoui sous le rythme de l’existence, qui attend simplement un espace pour être reconnu.

Repères biographiques

Clermont Couillard est l’auteur et fondateur du Centre Métaphysique Vivante de l’Être (CMVE), consacré à l’exploration expérientielle de la conscience et de l’existence humaine. Son approche s’appuie sur l’observation directe de la vie et l’intégration d’épreuves profondes plutôt que sur un cadre académique traditionnel.

Accompagnement rédactionnel

L’écriture n’ayant pas fait partie de mon parcours académique, et mon chemin s’étant construit très tôt de manière autodidacte, j’ai souhaité m’entourer de regards compétents pour accompagner ce travail. 

Centre Métaphysique. Centre Métaphysique appliquée

Geneviève

Centre Métaphysique. Centre Métaphysique appliquée

Diane

La relecture, la correction linguistique et le réajustement de certaines formulations ont été réalisés avec l’aide de Geneviève Couillard – Autrice et Enseignante à la Commission Scolaire Rimouski Neigette, ainsi que de Diane Proulx, Secrétaire de direction à l’Université du Québec à Rimouski, toutes deux qualifiées dans le domaine de l’écriture et de la révision.

Leur contribution a permis de soutenir la clarté et la fluidité des textes, tout en respectant pleinement le sens et l’expérience à l’origine de ce parcours.

Ce texte partage un cheminement vécu. Il est à l’origine du Centre Métaphysique Vivante de l’Être.