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Il arrive de dire ou de faire quelque chose… puis de ressentir un décalage.

Comme si ce qui venait de se produire ne correspondait pas à ce que nous voulions réellement exprimer. Comme si, à cet instant précis, “ce n’était pas nous”.

Ce sentiment peut apparaître dans différents contextes : une discussion, une décision, une réaction spontanée.

Et il laisse souvent une impression étrange… difficile à nommer.


Un décalage intérieur

Il arrive de dire ou de faire quelque chose et de se sentir ensuite en décalage, comme si cela ne correspondait pas à ce que nous souhaitions vraiment exprimer.

Ce que nous vivons dans ces moments-là n’est pas un manque d’authenticité au sens strict.

C’est plutôt la manifestation de plusieurs mouvements intérieurs qui ne vont pas dans la même direction.

Une partie peut vouloir dire une chose.
Une autre peut chercher à s’adapter, à éviter, à protéger.
Et une autre encore peut réagir de façon spontanée, sans passer par la réflexion.

Ce décalage est souvent le reflet de cette superposition.


Plusieurs facettes en action

Ce que nous appelons “être soi” est souvent associé à une idée de cohérence, de stabilité, de continuité.

Mais dans l’expérience réelle, ce fonctionnement est plus nuancé.

Il reflète souvent une tension entre différentes facettes de notre fonctionnement : ce que nous voulons, ce que nous croyons devoir faire et ce qui se déclenche spontanément.

Ces facettes ne sont pas forcément alignées au même moment.

Et lorsque l’une prend le dessus sur les autres, cela peut donner l’impression de ne pas se reconnaître dans ce qui vient de se passer.


Une compréhension différente

Cette expérience ne signifie pas que nous ne sommes pas nous-mêmes.

Elle montre plutôt que ce que nous appelons “nous-mêmes” n’est pas un bloc unique, fixe et homogène.

Cette expérience révèle que l’identité est un ensemble dynamique, traversé par différentes influences, parfois contradictoires.

Voir cela permet de déplacer le regard.

Au lieu de chercher à redevenir “comme on devrait être”, il devient possible de reconnaître ce qui s’exprime, tel que cela se présente.

Et dans cette reconnaissance, une forme de cohérence plus profonde peut émerger, non pas imposée… mais observée.


Concrètement

Lorsqu’un décalage se fait sentir après une réaction, il est possible de porter attention à ceci :

“Qu’est-ce qui a pris la place à ce moment-là ?”

Sans chercher à corriger immédiatement.

Puis, simplement remarquer :

  • ce qui était présent avant la réaction
  • ce qui s’est déclenché pendant
  • et ce qui est perçu après

Sans jugement.

Avec le temps, ces moments ne sont plus vus comme des erreurs… mais comme des indications.

Et c’est souvent à travers eux que la compréhension de soi s’approfondit.

Si cette article résonne, il est possible d’aller plus loin.
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